Ouragan

Lampadaire à gaz

Pas le bateau à aubes et son cri d'accostage, pas les belles maisons nichées sous leurs hautes couleurs les arbres pareils, pas les patios derrière loués de végétations folles, de fontaines qu'on devine espère fraîches, pas les lampes à gaz sur les façades allumées tout le jour mais le monsieur à barbe blanche qui au coin du quartier abandonné fermé aux briques rouges (villes du nord...) dont il avait été intendant nous expliqua longtemps et en parlant tellement vite que l'on ne comprenait pas la moitié de ce qu'il disait, comment l'ouragan avait été utilisé pour expulser les habitants à se

A la recherche du Mississipi

Après l'étonnante Memphis, nous avions décidé de suivre les méandres du Mississipi toute la journée, histoire de gratter encore le vernis des mythes et légendes de nos enfances..... La route prudente que nous suivions, boudait le plus souvent le fleuve réputé dangereux. Quant aux habitants, depuis longtemps, ils lui ont tourné le dos remisant leurs histoires de Tom Sawyer aux oubliettes.

Le vol des libellules

Carte routière

Pataud le vol des libellules et par centaines une procession d'averses elles dantesques le fleuve est loin tout proche avec son odeur de cadavre mais ce n'est point errer que de chercher — jusqu'où le sentiment d'étrangeté, jusqu'où la distance à l'enfance, à l'appris dans les films, à la télévision ? (le fleuve nous le verrons le soir large comme une mer et sur son dos pousseurs immenses avec leurs barges à ras de l'eau grise plus que ciel).

La démonstration Memphis

Les mythes et légendes sont tenaces : la ville sonnait chez moi avec Mississipi et Musique : Soul, Rythm and Blues (mais aussi Dick Rivers ;) )....Elle est devenue depuis longtemps l'archétype des villes moyennes américaines : un Civic Center quasiment vide fait de bureaux et d'églises, une rue touristique et des kilomètres de banlieues résidentielles ou de ZAC.

La ville nous fait ainsi une belle démonstration d'urbanisme à l'américaine....

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